Christiane Taubira, une loi pour mémoire
Un film de Mathilde Damoisel
• 2026 • France • Documentaire d’information ou reportage d’investigation • Prise de vue réelle • 52 min • Couleur • Mode de production : Télévision • VF
• Image : Pierre Maillis-Laval, Mathilde Damoisel • Son : Florent Ravalec, Guillaume Valeix, Nicolas Paturle • Montage : Anne Cutaia • Musique originale : Benjamin Ramon
• Participants : Christine Taubira, Jean-Marc Ayrault, François Hollande, Myriam Cottias, Rokhaya Diallo, Seumboy, Abd Al Malik, Naïma Moutchou
- Producteur :
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Fiche créée le : 20 mai 2026 / Dernière mise à jour : 9 juin 2026
Le 10 mai 2001, la « loi Taubira » est adoptée par le Sénat. Elle sera promulguée le 21 mai 2001, faisant de la France le premier pays au monde à reconnaître la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité.
Vingt-cinq ans plus tard, ce documentaire retrace le combat à la fois intime et politique que mena Christiane Taubira, alors députée de Guyane, pour arracher à l’histoire officielle la reconnaissance de ce passé douloureux. Il interroge les résistances tenaces qu’elle continue de susciter dans certains milieux et mesure avec lucidité l’écart persistant entre la promesse solennelle de la loi et la réalité souvent décevante de sa mise en œuvre. Malgré son adoption unanime, son application a en effet été lente et incomplète.
La recommandation programmation d’Autour du 1er mai
« Ce documentaire est de ceux qui sont à voir absolument et qui devraient être automatiquement intégrés aux corpus scolaires.
Parce qu’il revient sur un moment historique : l’adoption, le 10 mai 2001, de la loi qualifiant la traite négrière et l’esclavage de crime contre l’humanité.
Parce qu’il montre le travail et la détermination sans faille dont Christiane Taubira a dû faire preuve pour que la loi soit promulguée par l’Assemblée.
Parce qu’il montre à quel point l’esclavage est un impensé de la France, pourtant troisième puissance négrière au monde après le Portugal et l’Angleterre. Or, comme le dit Taubira,“Le passé coule dans les veines du présent, même si le passé le refuse ou l’ignore“.
Parce qu’on ne se lasse pas d’écouter la puissance des mots de cette femme qui, certes, a su être un personnage politique important, mais demeurera aussi une femme de lettres des plus percutantes et inspirantes.
Parce que, enfin, ce que nous défendons à Autour du 1er mai, c’est la force du cinéma en partage et que visionner ce documentaire collectivement fait tout particulièrement sens. Notamment parce que, comme le dit Taubira - encore -, “on ne doit pas découvrir cette histoire tout seul“. Elle qui, “après avoir lu et relu pour être irréprochable tout ce qui existe de littérature scientifique sur le sujet“, sait de quoi elle parle : “Je suis toute morcelée à l’intérieur“confit-elle, émue, au pupitre de l’Assemblée. Et c’est bien pour cette raison qu’elle s’est tant battue afin que l’article 2 de la loi inscrive l’enseignement obligatoire de l’esclavage dans les programmes scolaires. Alors oui, programmer ce documentaire en séance collective pour qu’il contribue à créer du commun fait indéniablement sens. »
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