Qui vit encore (Who Is Still Alive)
Un film de Nicolas Wadimoff
• 2025 • France, Suisse, Palestine • Documentaire • Prise de vue réelle • 114 min • Couleur • Mode de production : Cinéma • VOSTF (arabe)
• Scénario : Nicolas Wadimoff • Image : Camille Cottagnoud, Leandro Monti • Son : Carlos Ibañez Diaz • Montage : Jean Reusser • Musique originale : Dom La Nena
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Fiche créée le : 3 novembre 2026 / Dernière mise à jour : 3 novembre 2026
Une carte de Gaza, ses villes, ses camps et ses quartiers. De la peinture blanche sur un sol noir. Dans les contours grossièrement dessinés, neuf réfugiés qui ont pu échapper à l’enfer pour raconter leurs histoires. Leurs vies précédentes, leurs rêves enfouis, le danger, les ruines, la perte de leurs proches, les existences opprimées, entravées, mais pas réduites en cendres, pas encore totalement plongées dans l’oubli et les ténèbres. En partageant leurs récits, les protagonistes de Qui vit Encore tentent de se réconcilier avec eux-mêmes, de cesser d’être des fantômes. Pour revenir, peut-être, à la vie.
Extraits de la note de soutien de la Ligue des droits de l’Homme
« Le film de Nicolas Wadimoff Qui vit encoreest un véritable documentaire de création qui parvient à nous rendre proche et humaine la situation de neuf réfugié·es gazaoui·es qui sont parvenu·es à fuir sous les bombardements de l’armée israélienne. Le film a été tourné en Afrique du Sud, un des rares pays du monde qui permet aux Palestiniennes et Palestiniens d’entrer sans visa.
[…] Dans Qui vit encore, tous-tes les interviewé-e-s sont des intellectuel·les ou des gens de classe moyenne. Arrivé·es en Afrique du Sud depuis quelques mois, ils et elles ont quitté le statut de victimes sans défense. Ils pourraient être notre collègue de travail, une mère rencontrée à l’entrée d’une école, notre cousin. Filmé·es en plan serré, sur fond noir, ils parlent d’eux, de leurs souffrances, de l’horreur des bombardements, de la douleur de l’exil avec une infinie dignité, sans jamais un mot sur les Israéliens qui les massacrent, ni d’ailleurs sur le Hamas. Ils parlent aussi de la beauté de leur ville détruite, de ses jardins, de ses rues, de ses plages. Ils parlent du bonheur qu’ils avaient à y vivre. Le dispositif d’entretien nous les rend extrêmement proches.
Le dispositif filmique utilisé dans Qui vit encore permet dès la première séquence, de ressentir le lien charnel de toutes les personnes interrogées avec Gaza, avec leur ville et leur quartier et surtout avec leur maison, presque toujours pluri-générationnelle et construite de longue date.»
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