Pôle emploi, ne quittez pas !

Un film de Nora Philippe

 2013  France  Documentaire  Prise de vue réelle  59 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  VF

 Scénario : Nora Philippe  Musique originale : Marc Marder  Image : Cécile Bodénès  Son : Mathieu Perrot, Jocelyn Robert  Montage : Anne Souriau

Producteurs :
Gloria films productions (65 rue Montmartre, 75002 Paris, Tél : 01 42 21 42 11, Fax: 01 42 21 43 31, @ : mel@gloriafilms.fr)
Les Films de l’air (9 rue Émile Allez, 75017 Paris, @ : contact@lesfilmsdelair.com)
Distributeur :
Les Alchimistes (Violaine Harchin, Tel : 06 18 46 24 58, @ : violaine@alchimistesfilms.com)

En 2013, en France, un actif sur six est sans emploi et le taux de chômage n’a jamais été aussi élevé depuis quinze ans. Face à cette crise, il y a un organisme, Pôle Emploi, dont les agents, soumis à la pression de l’institution, affrontent quotidiennement la réalité du chômage.

Ce film propose une plongée sans concession, mais non sans empathie, dans le quotidien d’une agence locale de Pôle Emploi du 93 où quarante agents font face à quatre mille demandeurs d’emploi. Samia, Corinne, Thierry, Zuleika doivent soutenir et surveiller, faire du chiffre, obéir aux directives politiques et aux injonctions de communication, trouver du travail là où il n’y en a pas. C’est la vie d’une équipe qui a intégré l’impossible à son quotidien.

L’avis de Tënk

« Pour qui a déjà composé le 39 49, et pour les quelques rares autres, « Pôle Emploi, ne quittez pas » est passionnant. On y suit celles et ceux dont le travail devrait consister à nous accompagner dans la recherche d’un travail. Et tout y est humiliant. Pour les DE, d’abord — Demandeurs d’Emploi, autrement dit chômeurs — qui se cognent aux murs des paperasses. Pour les agents, ensuite, dont le travail est en permanence soumis à des directives venant de « plus haut » qui ne font aucun cas de leur expertise de la réalité, la considérant de fait comme nulle. Et pour les responsables, enfin, exécutant ce qui doit être exécuté, c’est-à-dire la gestion du pourrissement de l’institution, quitte à être eux-mêmes ceux qui humilient.

C’est un film rude, sous son air de chronique, qui nous montre une machine dans laquelle la pensée ne peut se glisser que dans de rares interstices, impuissante face à cette idéologie formulée clairement : le travail, c’est la liberté. » Jérémie Jorrand (responsable de l’éditorial et de la programmation de Tënk)

Pour découvrir ce film

Vidéo à voir en ligne :
Plateforme Tënk :

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Le film dans la Base cinéma & société

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Période :
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Projeté dans les festivals :
Festival du film engagé (Saint-Gênes-Champanelle (63))