Unti, les origines

Un film de Christophe Yanouwana Pierre

 2018  Guyane Française  Documentaire  57 mn  Couleur  VOSTF ()

 Image : Zoltán Hauville  Son : Paul Toussaint, Grégory Lemaître  Montage : Joëlle Janssen

Producteurs :
Ardèche images production (Le Village, 07170 Lussas, Tél : 04 75 94 26 16, Fax : 04 75 94 28 81, @ : aiprod@wanadoo.fr)
Berenice Media Corp (97354 Remire-Montjoly, @ : veronique@berenicemediascorp.com)
Distributeur :
Bérénice Media Corps (97354 Remire-Montjoly, @ : veronique@berenicemediascorp.com)

Ce documentaire d’auteur nous emmène en voyage le long du fleuve Maroni. Des lieux comme la plage de Yalimapo ou Tumuc Humac se dévoilent devant nos yeux, mettant en évidence l’histoire des Autochtones et son lien avec le territoire. Entièrement réalisé en langue kali’na, il décrit également une quête identitaire et les problématiques auxquelles doit faire face la société guyanaise, comme l’alcoolisme ou le suicide des jeunes. Les paysages naturels dans lesquels le film nous immerge font écho au combat quotidien du réalisateur pour les préserver.

Présentation du réalisateur : « Ce film est un voyage initiatique depuis l’embouchure du Maroni jusqu’aux collines du Tumuc Humac, à la frontière brésilienne. Remontant le fleuve à la rencontre des Amérindiens de Guyane et à la recherche de mon identité, j’aborderai ainsi les questions essentielles de la situation sociale et économique actuelle. Le Maroni, fil rouge de ce récit, sera le vecteur de mes colères, de ma tristesse, de mes interrogations et de mon espoir. »

L’avis de Tënk :

« À travers le voile de la brume ou le blanc immaculé des images surexposées, le réalisateur Christophe Yanuwana Pierre (nom composé de son nom de citoyen guyanais « Christophe Pierre » et de son nom amérindien « Yanuwana ») nous convie sur ses terres pour un voyage intérieur et hypnotique. C’est avant tout celui d’un double deuil : celui de son père et de sa fille, événements qui l’ont ramené à sa culture amérindienne, jusqu’ici ignorée. Lorsqu’il filme les rites kali’na qu’il organise pour la mort de son père avec sa famille, il sauvegarde une pratique ancestrale comme le ferait un ethnographe, construit sa nouvelle identité politique et réalise une séquence de son premier film. La langueur de sa voix-off, comme celle des plans sur le fleuve Maroni, est porteuse de la tristesse de la perte de ses proches et d’une lassitude acerbe face à la violence de la colonisation qui perdure. Mais elle témoigne également de cette intériorité récemment retrouvée et chérie, à laquelle il s’accroche pour avancer, caméra à la main. » Lysa Heurtier Manzanares, Réalisatrice

Le film dans la base

Chemin d’accès :
Projeté dans les festivals :